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La spiritualité Tafustienne

août 16, 2019 2 minutes de lecture

La spiritualité Tafustienne

Un rempart contre les mauvais sorts

La spiritualité Tafustienne gouverne un large pan des peuples et des territoires de l'Afrique du Nord. Le besoin de paix et de bonheur qui marque toute l'humanité invariablement sur toute la terre n'a pas épargné ce peuple ancien. La main de Fatma est au cœur de sa pensée et de la philosophie des Berbères, peuple ancien qui a très tôt pris sa part dans la civilisation du monde ainsi que le témoigne la cosmologie. Il y a une croyance millénaire qui orne leur pas. La petite main de Fatma occupe une place prépondérante dans leur spiritualité. En forme de collier, une iconique main frappée d'un œil ouvert dans la paume tient à la fois le rôle d'amulette et de pendentif dans sa fonction esthétique. Talisman et bijou, il est au quotidien dans la culture et croyances du peuple berbère. Une collection d'articles divers frappés de ce signe de la foi devient le porte-étendard de cette croyance.

 

Ainsi s'énonce la spiritualité berbère devant la catastrophe ou son éventualité, même si elle est vécue comme une idée métamorphique avec sa dualité. La concomitance de l'ordre et du désordre est une réalité humaine et en avoir conscience fait esquisser quelques précautions. L'idée de la désintégration d'un ordre ambiant ou du déséquilibre qui peut ébranler la forme première d'un ordre auquel on est habitué a fondé la spiritualité des Berbères. Aucun peuple n'échappe d'ailleurs à cette prudence. Les habitants de l'Afrique du Nord craignent le mauvais œil et le collier est doté de la charge énergétique et spirituelle qui le repousse. Le piège des mauvais esprits ou des ondes négatives, qu'il soit hypothétique ou vrai vérifie la fragilité de l'homme depuis les origines à ce jour à trouver dans nos cultures et religion des réponses qui rassurent sur la possibilité de vaincre les particules de la mauvaise fortune. Dans la récurrence de ce culte significatif dans le port ostensible de ce pendentif, il y a un déploiement cognitif qui a permis aux Berbères d'approcher de la vérité, de la concevoir comme telle et surtout de cheminer avec elle, à travers des siècles et de générations successives. La réflexion joue dans la raison. C'est une évidence. Elle est encore plus poignante et interpellatrice quand on comprend que même la foi s'adosse au raisonnable. A la vérité donc. "La notion de vérité intervient, non pas comme produit du déterminisme historique, ni non plus comme résultat de l'indéterminisme historique, mais essentiellement comme idée régulatrice de l'activité humaine, laquelle activité est orientée vers la résolution, chaque fois renouvelable, des problèmes vitaux" (BOWAO, 1995).

 

Grâce aux colliers de cette collection, les problèmes vitaux ainsi que les mauvais sorts peuvent être conjurés. La vie, c'est un apprentissage continuel qui se déploie entre les ressorts du gain des performances que nous faisons et des échecs qui nous livrent à un éternel recommencement de l'action, ouvrière de victoire. Tout y est réversible et la main de Fatma peut être valablement considérée comme étant le reliquat de cet apprentissage de la vie. Les Berbères ont gagné avec et en ont fait leur instrument de victoire.